Tourisme : quand notre passion pour le Japon devient encombrant

ParAIDA

Tourisme : quand notre passion pour le Japon devient encombrant

Ce n’est pas aux personnes qui nous suivent que nous allons l’apprendre.
La culture japonaise, bien qu’admirée par un grand nombre de personnes de par le monde, est peut-être souvent mal comprise. C’est ainsi que de nombreux touristes, amoureux du Japons, réalisent souvent de nombreux impaires, plus ou moins graves.

Et ce n’est donc pas les occasions qui manquent d’offusquer les Japonais !

– S’assoir sur une porte de temple,
– Se laver les mains dans un bassin destiné à se purifier à l’entrée de ces temples (on rince les mains et la bouche en dehors du bassin !)
– Se balader dans un sanctuaire interdit d’accès – Tremper sa serviette dans un Onsen (bains chauds issus de sources naturelles)
– Mettre une carte de visite que l’on vient de vous offrir dans la poche arrière de votre pantalon !
– Ou encore, prendre en photo une Geisha, sans son consentement


Il arrive parfois, en effet, que ce soit notre trop grand enthousiasme pour la culture nippone qui nous rende embarrassants.
Il en est ainsi de se prendre en photo une Geisha dans une ruelle (et ne parlons même pas d’essayer de se prendre en selfie avec !)
C’est pour empêcher de tels comportements offensants, réalisés souvent par maladresse, qu’une association de riverains et de commerçants du très célèbre quartier de Gion à Kyoto a obtenu qu’il soit interdit d’y prendre des photos.
Il conviendra donc de demander la permission aux Geishas (dans le cas de Kyoto nous parlerons de Maiko et Geiko) avant de les prendre en photo, sous peine de recevoir une amende de 10.000 yen.


Il est dommage que l’on soit obligé d’en venir à légiférer pour espérer obtenir un minimum de savoir-vivre de la part des touristes.
Et encore plus que suite à de tels comportements, il ne soit désormais plus possible d’immortaliser par photos les magnifiques allées bordant la rue Hanamikoji (Kyoto).
Mais c’est surement un mal pour un bien : cela nous fera peut-être sortir le nez de nos écrans et pleinement savourer l’instant et la magie qui règne en ces lieux.
Et au lieu de synthétiser nos souvenirs à une succession de pixels dans nos smartphones, d’emplir nos mémoires de sensations, d’émotions et d’émerveillement.


Une question demeure : comment savoir quand nous enfreignons les règles du savoir-vivre au Japon ?

En effet, ce qui peut sembler trivial à un non-japonais peut se révéler tout à fait déplacer au Japon.
Et il semble bien présomptueux de s’imaginer assimiler l’ensemble de ces codes culturels et sociaux, fruits de milliers d’années de cultures, en quelques jours.

Le meilleur que l’on peut conseiller :

– Rester discret et humble : Le Japon n’est pas un pays où il est bien vu d’imposer sa présence (parler et rire fort ou encore chanter et danser dans un métro tokyoïte pour supporter son équipe de rugby préférée ne sont pas souvent apprécié)

– Se renseigner : Il existe un très grand nombre de guides, rédigés par des professionnels, amateurs éclairés ou même des institutions officielles Japonaises. Les feuilleter ne peut que vous aider.

– Être impeccable sur les règles de savoir vivre son propre pays : Comme maitriser tous les codes de savoir-vivre du Japon semble peu réaliste, être impeccable dans ceux de son pays d’origine est un minimum. Autant être un ambassadeur plaisant de son pays. Et bien des comportements malheureux seraient ainsi évités

– Lire les panneaux : Au Japon, de (nombreux) panneaux indiquent ce qu’il convient de faire ou ne pas faire… A défaut de lire le Japonais, essayez de « lire l’ambiance ». En observant les Japonais, vous aurez une bonne idée de ce que l’on doit ou ne doit pas faire.


Et bien entendu venir aux évènements AIDA afin de rencontrer des Japonais et discuter avec eux dans nos soirées Nihongo, et découvrir la culture Japonaise dans les soirées Pera-Pera !
(Rédigé par Olivier Arsene)

À propos de l’auteur

AIDA administrator

    Vous devez être connecté(e) pour laisser un commentaire.